Consent Mode v2 : ce qu’il faut avoir posé pour que Google Ads compte vos conversions

Publié le 13 octobre 2026
Trois états du consentement : deux signaux éteints et presque aucune donnée mesurée, un signal allumé et une mesure partielle, deux signaux allumés et la mesure complète.

Le symptôme est souvent le même : les conversions de Google Ads chutent d’un jour à l’autre, alors que le téléphone sonne autant qu’avant et que personne n’a touché aux campagnes. Entre-temps, quelqu’un a installé un bandeau de cookies.

Le bandeau n’est pas en cause. Ce qui manque, c’est ce que Google appelle le mode de consentement, dans sa version 2 : les signaux que votre site doit envoyer pour dire ce que le visiteur a accepté.

Ce que Google demande, en clair

Pour le trafic de l’Espace économique européen, deux paramètres s’ajoutent à ceux qui existaient déjà :

  • ad_user_data, qui définit le consentement pour l’envoi de données utilisateur à Google à des fins publicitaires ;
  • ad_personalization, qui définit le consentement pour la publicité personnalisée.

Ils viennent compléter ad_storage, pour les cookies publicitaires, et analytics_storage, pour la mesure d’audience. Sur notre propre site, sept signaux sont posés au total, les quatre qui précèdent plus ceux qui concernent le fonctionnement, la personnalisation et la sécurité.

Sans ces signaux, Google le formule sans détour : pour continuer à utiliser les balises concernées, vous devez recueillir le consentement des utilisateurs. Ce qui s’arrête sinon, pour le trafic européen : le remarketing, les audiences de Customer Match, la publicité personnalisée, et une partie de la mesure des conversions.

Ce qui se passe quand le visiteur refuse

Refuser ne veut pas dire disparaître. Quand le stockage publicitaire est refusé, aucun nouveau cookie publicitaire n’est posé, et les cookies tiers déjà présents ne sont plus utilisés, sauf contre la fraude. En revanche, une requête part quand même vers Google, sans cookie, avec l’adresse de la page et les paramètres de clic présents dans l’URL.

C’est de cette matière que Google reconstruit une partie des conversions manquantes. Autrement dit : un visiteur qui refuse n’est pas mesuré nominativement, mais il n’est pas non plus effacé du comptage. À condition que les signaux soient envoyés. S’ils ne le sont pas, il n’y a rien à modéliser.

Le piège le plus fréquent

Un bandeau installé en mode « je bloque tout tant que personne n’a cliqué ». Les balises ne se chargent pas du tout, donc aucun signal ne part, donc rien n’est mesuré ni modélisé, même pour les visiteurs qui finissent par accepter. Vérifiez ce réglage dans votre extension. C’est celui qui coûte le plus cher : vous payez les clics et vous ne voyez plus ce qu’ils rapportent.

Vérifier en cinq minutes que c’est bien posé

Pas besoin d’outil payant. Ouvrez votre site en navigation privée, ouvrez les outils de développement du navigateur, onglet Réseau, filtrez sur collect, et regardez le paramètre gcs des requêtes qui partent.

Trois valeurs, et voici ce que nous avons relevé sur notre propre site :

  • G100 avant tout choix : les deux stockages sont refusés par défaut, et aucun cookie de mesure n’est posé. C’est l’état correct au premier affichage.
  • G101 quand on n’accepte que la mesure : la mesure passe, la publicité non.
  • G111 quand on accepte tout, avec la première vue de page envoyée dans la foulée.

Si vous ne voyez aucune requête avant le clic sur le bandeau, vous êtes dans le cas du piège ci-dessus. Si vous voyez G111 avant d’avoir cliqué, c’est l’inverse, et c’est un problème de conformité.

Comment ça se pose, dans l’ordre

Cinq étapes, et l’ordre compte. Sauter la première fait perdre les quatre autres.

  • Choisir la plateforme de consentement et vérifier qu’elle sait envoyer les quatre signaux à Google, pas seulement afficher un bandeau. Toutes ne le font pas.
  • Déclarer l’état par défaut : tout refusé avant le moindre clic, pour le trafic européen. C’est ce qui doit donner G100 au premier affichage.
  • Brancher la mise à jour : au clic du visiteur, le bandeau met à jour les signaux, et les balises se déclenchent dans la foulée, sans recharger la page.
  • Vérifier dans les trois états, sans choix, mesure seule, tout accepté, en navigation privée et en vidant le stockage entre deux essais.
  • Écrire ce qui a été posé quelque part : quels signaux, quelle plateforme, quelle date. Le jour où les chiffres bougent sans raison, c’est le premier document à relire.

Un mot sur le bandeau lui-même : sa formulation décide de votre taux d’acceptation, donc du volume de données qui remonte. Un texte clair, deux boutons de même poids visuel et aucune case précochée valent mieux qu’un mur de texte juridique que personne ne lit. Le choix doit rester libre, et il doit être aussi facile de refuser que d’accepter.

Qui pose quoi

Il y a deux briques, souvent confondues. La plateforme de consentement, le bandeau, qui recueille le choix et le garde : c’est un abonnement, à la charge de l’annonceur. Et le mode de consentement, le câblage qui traduit ce choix en signaux pour les balises Google : c’est du travail de mise en place, une fois.

Nous posons les deux sur les comptes que nous gérons, et le câblage seul sur un compte existant, sur devis. Le détail de ce que nous faisons sur les campagnes est sur notre page Google Ads, et les prix sont sur la page tarifs.

Ce que ça change sur vos chiffres

Trois effets à connaître avant de comparer deux mois.

  • Les conversions remontées peuvent être partiellement modélisées : ce sont des estimations, pas des comptages individuels.
  • Le volume dépend du taux d’acceptation de votre bandeau, qui dépend de sa formulation et de son design.
  • Une comparaison avant et après installation d’un bandeau n’a pas de sens. Le point de départ, c’est le premier mois complet après la pose.

Ce qu’on nous demande sur le consent mode

Est-ce obligatoire ?

Pour diffuser sur le trafic européen avec du remarketing, des audiences ou de la publicité personnalisée, oui : sans les signaux, ces fonctionnalités s’arrêtent. Le recueil du consentement, lui, relève du droit applicable, pas de Google.

Un bandeau gratuit suffit-il ?

Il suffit s’il sait envoyer les quatre signaux et ne bloque pas les balises avant le choix. Ça se vérifie en cinq minutes avec le test décrit plus haut.

Que se passe-t-il si je ne fais rien ?

Vos campagnes continuent de tourner, mais vous perdez le remarketing et une part de la mesure sur le trafic européen. Vous payez donc des clics sans savoir lesquels rapportent, ce qui revient à piloter sans tableau de bord.

Le consent mode améliore-t-il mes résultats ?

Il n’améliore pas les performances par magie. Il rend la mesure exploitable, ce qui permet d’optimiser sur des chiffres justes plutôt que sur une impression.

Faut-il refaire le réglage après un changement de site ?

Oui. Une refonte, un changement de thème ou de gestionnaire de balises remet tout en cause : le test des cinq minutes fait partie de la recette avant mise en ligne, comme expliqué dans notre article sur la refonte.

Et pour Analytics ?

Même mécanique : sans analytics_storage, pas de cookie de mesure, et des données incomplètes. Les deux se règlent ensemble, jamais séparément.

Sources : Google Ads, « Mises à jour du mode de consentement pour le trafic dans l’EEE » ; Google, « Configurer le mode de consentement sur les sites Web ». Consultées en septembre 2026. Les valeurs gcs citées sont relevées sur joloweb.fr, aucune donnée client.

À lire aussi

Audit SEO gratuit

Demandez votre audit SEO gratuit.

Indiquez votre site, votre ville et votre activité : vous recevez sous 24 h ouvrées le diagnostic de votre site, les requêtes de votre zone où vous n’apparaissez pas, et ce que nous ferions en premier.

Agence à Saint-Raphaël, Var, Alpes-Maritimes et toute la France.

Ce que vous recevez

Le diagnostic technique de votre site : indexation, vitesse, structure.

Les requêtes de votre ville et de votre métier où vous n’apparaissez pas.

Votre fiche Google et vos avis, comparés aux deux premières fiches du pack local.

Ce que nous ferions en premier, et ce que ça coûte.